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Entretien avec Razvan Mavrodinescu , Fudokan, Alsace

Aujourd’hui j’ai la chance de faire l interview d un professeur de karaté qui exerce sur le sol français, nous nous sommes croisés il y a une bonne dizaine d années a Paris lors d’un stage animé par el Marhomy sensei , et à l époque ce jeune homme m’avait vraiment impressionné par son attitude et ses compétences.

Les hasards de la vie font que aujourd’hui il a choisi de poser ses valises et d être l ambassadeur du Fudokan dans l hexagone. Et comme je m intéresse au karaté traditionnel, sans sectarisme de fédérations, t en privilégiant une base commune, et que j ai envie de partager mes rencontres, je lui ai proposé de l interviewer et d en savoir un peu plus sur un parcours qui n est pas commun !





Sylvain JOUAN : Bonjour Razvan, je suis ravi que tu aies accepté de partager un peu ton expérience avec nous , tout d abord, pour rentrer dans le vif du sujet , si je te demandais en quelques mots ; « Razvan Mavrodinescu , c’est qui cet homme-là ? qu’est-ce que tu pourrais me répondre ?


Razvan MAVRODINESCU Je m'appelle Razvan MAVRODINESCU, j'ai 44 ans cette année et je suis passionné d'arts martiaux depuis 36 ans et surtout de karaté depuis 32 ans. Dans ma vie, je porte plusieurs casquettes, je suis tout d abord a la tête d’une petite famille, je suis papa d'un petit garçon de 6 ans, et je suis coach sportif, président de l'association Fudokan pour Tous, récemment élu au Comité Territorial Sports pour Tous Alsace , je sens que j'ai trouvé ma voie.


SJ Peux tu nous raconter ton parcours ? Comment et à quel âge as-tu commencé le karaté ? quel a été ton parcours ton palmarès ?

RZ J’ai grandi sous l ère communiste, en Roumanie .Malgré le système dans lequel je vivais, j'ai eu la chance d avoir un premier contact avec les arts martiaux à l'âge de 8 ans, grâce à mon père qui travaillait dans l'armée de l'air roumaine et qui avait accès à une formation d'autodéfense.

Après la révolution de 89, j'ai commencé à pratiquer le karaté avec la famille Pricob (Vasile et Florica) à Braila, ma ville natale.




Plus tard, j'ai déménagé à Galati pendant mes années d'études a l’ Universite du sport, et là je me suis entrainé sous la direction de Ionete Gabriela ( multiple championne d'Europe et du monde, vétéran de l'équipe nationale de karaté traditionnel roumaine )

C est dans un dernier club , dirigé par Nicolae Marandici (actuel président de la Fédération de Karaté Traditionnel) que j’ai terminé ma carrière en tant qu' athlète ..

Tout mon parcours athlétique s’est déroulé sous la direction de Dan Stuparu, le président de la fédération roumaine de karaté traditionnel Shotokan-Fudokan.

J’ai beaucoup appris de toutes ces personnes …




SJ :Emmanuel Ramanatsalama , Le Sensei de Sophie, ma compagne, avait beaucoup d amitié pour Sensei Stuparu qu’ il avait rencontré en Pologne …..


RZ :Le premier championnat national pour juniors a eu lieu à Cluj, en 1992 , c’est là où j'ai eu la joie de devenir champion en kata équipe

Je suis rentré dans l'équipe nationale en 1995 et jusqu'en 2004 ! j'ai continué à gagner des médailles aussi bien individuellement qu'en équipe, en passant par toutes les catégories jusqu'aux seniors où j'ai eu le couronnement de ma carrière sportive avec 2 titres de champion d'Europe Fudokan en kumité individuel, et par équipe.



SJ : Wow , félicitations pour ton parcours, brillant !

Je suis un homme curieux, j’avis vu le nom Fudokan apparaitre sur des blogs étrangers dédiés au karaté il y a plus d une décennie et j avais posé la question aux responsables français qui avaient évité la question … alors maintenant, j ai pu me rendre compte de ce qu’il représente, j ai même rencontré le fondateur de ton école, mais j aimerais que , pour les gens qui nous lisent , tu nous explique le Fudokan et ses spécificités, ses katas etc …

RZ :Fudokan signifie une maison avec des fondations solides , c'est l'œuvre d'ilija Jorga Sensei.



avec Ilia Jorga sensei


je vais t’expliquer le Fudokan tel que je le ressens.

Le karaté est le même partout, on ne peut pas changer les techniques, elles sont claires, mais le Do , la voie, peut être différente pour chaque individu.

Chacun de nous comprendra le Do d'une manière différente, je vous dis cela en ayant étudié et observé différents maîtres au fil du temps Nishiyama, Kanazawa, Shirai, Kase,Jorga ,et même plus récemment jean François Tissier Sensei , bien sur je ne les ai pas tous rencontré , mais j ai lu et j ai regardé attentivement leurs vidéos

Dan Stuparu Sensei disait que le Fudokan est le fruit du karaté traditionnel, j'ai découvert plus tard que c’étaient les mots de Nishiyama quand il a reconnu le Fudokan comme un style indépendant.

Le Fudokan a des katas spécifiques comme de nombreux styles de karaté, mais

ce qui me lie le plus au Fudokan, c’est l e sens même de son nom : la maison aux fondations solides.

La meilleure personne pour parler du Fudokan serait son fondateur, ilija Jorga Sensei.


SJ : A part ilia jorga sensei , quels sont les professeurs qui t ont inspiré ?

RZ : Je pense que nous avons quelque chose à apprendre de chacun,

L homme et le pratiquant que je suis aujourd'hui est le fruit de l'expérience accumulée, des leçons apprises et des inspirations trouvées au cours de mon parcours.

Si Ilija Jorga est celui qui m'a le plus inspiré spirituellement, d’autres m'ont inspiré au niveau philosophique ; la lecture des livres de Gighin Funakoshi et la compréhension de sa vision du karaté qu il a transmise dans ses livres a été comme une illumination dans la recherche de mon Do , ma voie .

J ai aussi été guidé dans la recherche de ma voie par Jean François Tissier , expert fédéral français qui a dit pendant un stage ; soit tu es soit tu n es pas

Et j’ ai choisi de devenir , j ai choisi d être


avec Jean François Tissier Sensei


Pour mieux m'expliquer, a cette époque, je cherchais encore dans ma tête a imaginer comment montrer que le Fudokan existe et qu on ne pouvait pas passer a coté . (tu m as raconté toi-même que quand tu as interrogé sur ce qu’ était le style Fudokan, on t a ignoré…)

En entendant ces mots j'ai eu une révélation, vraiment, et j'ai compris que je cherchais en vain à trouver des solutions imaginaires alors qu'il fallait simplement que je prenne mes dispositions, que je mette ma discipline en pratique, passer de la réflexion a l action.

Ca permettrait de rendre visible le Fudokan de manière claire et de rendre aussi visible mon attitude, mon esprit … et de démontrer que …

"je suis Fudokan".

J'ai compris a ce moment là que la plupart des gens ne peuvent pas concevoir la différence pas tant qu'ils ne l'ont pas vu,

pour leur démontrer que le Fudokan existait , il fallait l incarner ..

Quand pour la société, être c'est ce qui est visible, pour moi, et peut-être pour beaucoup d'autres, être c'est ressentir.

Malheureusement, nous vivons en société et si vous voulez ressentir ce que vous êtes, vous devez le montrer,…. ou alors, vous pouvez rester seul e…t ne ressentir que vous-même, être.

Aussi, cet "être" m'a impacté profondément sur le plan intérieur,

j'ai dû développer mes compétences pour pouvoir montrer, apprendre à mieux contrôler mes émotions, à mieux m'exprimer, à chercher à m améliorer personnellement pour, le moment venu, afin de faire connaître le Fudokan , pouvoir le démontrer et surprendre agréablement mon auditoire .

Lorsque vous commencez à chercher et que vous savez vers quoi vous tendez, vous vous rendez compte de tout ce que vous avez à apprendre et vous savez que vous serez toujours au stade d'étudiant ., mais comme je l'ai dit, nous vivons dans une société et si , pour moi, je reste étudiant, pour d'autres je suis un enseignant, pour moi c’est ce que je ressens dans la signification de « être » .


avec Shirai sensei



SJ :Tu as pendant un certain temps été sur le sud de la France, comment ca s est passé ?

RZ :J'ai commencé ce chapitre de ma vie fin 2016 …

J étais venu en France avec deux rêves dans le cœur ; la naissance de mon fils et le développement du Fudokan dans ce pays

même si j'ai traversé de nombreux événements malheureux, mes rêves m'ont fait tenir bon, j ai gardé le sourire et j ai nourri mon esprit grâce a l'entraînement et tout ce que j ai pu acquérir en tant que karatéka.

C'était un nouvel endroit, un nouveau pays, une nouvelle langue une nouvelle vie.

Personne ne me connaissait, on savait juste que j'étais un étranger venu d'un pays de l'Est.

Je vais te raconter une petite anecdote :

Je m étais inscrit dans un club de karaté à Toulon, quand je me suis présenté, le professeur s’est méfié et ne m a visiblement pas cru quand j'ai mentionné que j'étais un ancien champion d'Europe de karaté.

Par hasard, le lendemain, il y avait un séminaire avec un expert fédéral dans une ville près de Toulon, et j'ai été invité à y assister.

C’était un stage orchestré par un expert fédéral français qui ne me connaissait pas . Ce Sensei m'a pris en exemple devant 80 participants ; les vrais maîtres font passer l’esprit avant tout. !

Après ce séminaire, j'ai été vraiment accepté dans le Dojo, et dans bien d'autres, et j'ai été autorisé à donner des cours de karaté.

C'était une première partie gagnée, pour mon cœur et l'esprit Fudokan qui m'habite, Mais j'ai vu tout ce que j'avais encore à apprendre et j ai compris que je devais constamment me préparer.

Après deux ans de survie sur la Côte d'Azur,(et survie, je peux le dire), j'ai décidé de m'installer en Alsace, et c’est là ou j'ai vraiment commencé à apprendre le français et envisager un plan pour que le Fudokan tel que je l’imaginais puisse réellement prendre vie

SJ : Ton anecdote me rappelle quelque chose puisque pendant le séminaire parisien ou nous nous sommes rencontrés tu as été pris constamment en exemple ( je me rappelle d’ailleurs toujours ton kata ki-tei !!!)!

La survie sur la cote d azur, j habite a environ une heure de Toulon, je connais bien la région, mais je voudrais que tu m en dises plus s il te plait ...



face a la mer, envisager l avenir ...


RZ : Oui, quand je dis que j'ai survécu, ce n est pas une image.. C’est vraiment de la survie…

J’étais maintenant père de famille, mon fils venait de naître…

Personne ne croyait a mes projets, même pas mes parents.. Que pouvais-je attendre des autres ?

Mais j avais la certitude que l'Univers me préparait à ce qui allait arriver, je devais juste croire et avancer sans hésiter, juste sentir. Et c'est ce que j'ai fait.

Et pourtant..

Je me souviens douloureusement que je n'étais pas en mesure d'offrir grand chose à ma famille, je n'offrais qu'une assiette de nourriture . C'était un gros stress…

J’avais bien reçu une offre pour être payé pour mon travail au club de karaté dont j'ai parlé précédemment, mais c’était une somme symbolique par rapport aux efforts que je fournissais …J'ai préféré refuser

J'ai commencé à m'entraîner seul sur la plage et à poursuivre la construction du Fudokan dans mon imagination.

Je repris cette construction à partir de zéro en tant que version externe, et avec une excellente version interne, mais tout le monde ne peut pas voir au-delà de l'image physique.

Entre-temps, ma femme a trouvé un emploi en Suisse et nous avons décidé de déménager en Alsace.




SJ : Par rapport a ce que tu viens de dire, (tu m as perdu dans ton discours) que veux tu dire par « excellence » « version interne », « version externe » ?


RZ : Quand je suis arrivé en Alsace, tout n a pas été si simple .... Pour accéder a une formation pour apprendre la langue française j'ai du attendre plus de 6 mois.

C'était la première étape pour pouvoir m'exprimer avec des mots et être compris.

Et je vois que je fais encore beaucoup d'erreurs !!


Quand je parle de l'excellence intérieure que j'avais construite, je veux exprimer la fondation d'une maison (Fudokan) que les yeux ne peuvent pas voir. Les émotions, la douleur, la patience, la persévérance, les épreuves passées, les expériences vécues, observer les énergies (nous sommes tous énergie) et les comprendre, les lois de l'univers et l'alignement de mon être sur elles et surtout la foi, bref je peux résumer la maîtrise de soi à travers mon développement personnel…




SJ : Depuis que tu es en Alsace, j ai pu voir que tu a un énergie débordante, c est d ailleurs ce qui te caractérise le mieux ; tu fais partie maintenant de la fédération sport pour tous, comme notre ami commun Pascal Muller, peux tu me dire les avantages que tu en as retiré ?

RZ : Oui, c'est un autre chapitre ! Si je parle de fédérations, je vais parler de politique, et je ne tiens pas à entrer dans ce sujet.

Je dirai que Sport Pour Tous m'ont offert la chance de montrer qui je suis et aussi implicitement d’être la rampe de lancement du Fudokan en France.

Je les remercie beaucoup et je suis fier de faire partie de leur équipe.

Je peux transmettre mes valeurs et ma vision à leur manière, n'oublie pas que je suis à la base coach sportif professionnel.


SJ : Tu as aussi créé la dénomination Fudokan-Fit® et innové sur l’évaluation de l acquisition de compétences chez tes élèves, c’est super créatif et inspirant , peux tu nous en dire plus ?


RZ : La plus grande qualité d'un karatéka est de s'adapter, celui qui pratique le Fudokan se doit de mettre l'accent sur l'intellect, c'est ainsi que ce parcours physique et mental a atteint le marché du sport.

Le cours Fudokan-Fit® vient de Fudokan et du préfixe Fit (qui vient de fitness) et se traduit par un ensemble d'activités physiques et mentales qui permettent au pratiquant d'améliorer sa condition physique et son hygiène de vie en créant un bien-être global.

C'est aussi une façon très naturelle de se développer personnellement et de devenir d'abord son propre leader, l'un des principaux objectifs étant d'harmoniser ses énergies internes pour travailler ensemble vers un objectif commun.

Quand je parle de ce Fudokan-Fit®, je parle de shin-gi-tai mais en termes simplifiés et je parle de la règle des 3 C ; cœur – cerveau - corps

Beaucoup ne comprennent pas qu’être humain c’est harmoniser, équilibrer ces trois éléments

En premier il y a le cœur, au niveau symbolique, il te fait ressentir, il te fournit de l énergie, c’est ton âme .Au niveau anatomique le cœur envoie le sang oxygéné aux organes ….

En second il y a le cerveau. Comme un ordinateur, il cherche des solutions a ce que propose le cœur en relation avec les facteurs externes ( le quotidien, la vie en société, etc…)

En dernier il y a le corps qui exécute , suivant ce que le cœur a décidé, et en fonction de la direction choisie par le cerveau


SJ : Je suis attentivement ce que tu fais au niveau de ton dojo Jaurais bien aimé que tu parles des évaluations, ou tu demandes aux petits karatekas non seulement d avoir une technique mais de comprendre ce qu ils font a tous les niveaux,y compris connaitre et comprendre le dojo kun …


RZ : Pour les enfants qui pratiquent karaté-do, j'utilise des techniques de base simples, mais par contre j'attache une grande importance aux principes éthiques du karaté, comme le Dojo kun.

De même, l'étiquette doit être apprise et appliquée aussi bien au dojo qu'à l'école et dans la famille.

J'utilise le principe fondamental du Fudokan-( maison avec des bonnes fondations),

J’essaie de les accompagner pour construire une base interne solide, dès le plus jeune âge, je privilégie la création d'un intérieur fort et ensuite on cherchera l'équilibre entre intérieur (esprit) et extérieur (technique).

Créer une stabilité intérieure vous donnera la chance de grandir en technique, n'oublions pas que le corps est limité.

« L'esprit avant la technique - Gighin Funakoshi »



de pére en fils ....la passion se partage ...


De l'expérience que j'ai acquise en tant qu'athlète, j'ai compris que les compétitions sportives permettent d'apprendre à contrôler ses émotions, et de mon point de vue c'est le seul avantage d'une compétition sportive.

C'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec le karaté sportif et la compétition sportive, mais je suis d'accord avec une compétition éducative (tournoi), c'est-à-dire que chaque épreuve est liée au niveau que vous avez atteint et non par rapport aux autres.

Nous organisons un tournoi éducatif pour Noël où nous avons trois épreuves pour les enfants (4-12 ans) : une épreuve motrice, une épreuve technique et une épreuve de connaissance et de compréhension du Dojo-kun (j'ai appelé ça une épreuve d'éthique).

J'offre à tous les enfants participants la joie d'être récompensé et de monter sur un podium, mais je garde la lignée de Funakoshi, ses objectifs fondamentaux étant l'éducation et l'autodéfense.

Dans le futur j'augmenterai le niveau d'âge des participants et le test moteur se transformera en test de force Tameshiwari et nous ferons évoluer le test éthique en ajoutant de nouvelles informations sur les états d'esprit rencontrés en karaté.


SJ : Comment aujourd’hui, pour toi ,arrives tu a maintenir ta direction dans un paysage ou le karaté est de plus en plus sportif, démonstratif et ou les bases sont bien souvent négligées ?


RZ : Le Fudokan met l'accent sur l'esprit, la culture du Budo, favorise une étude détaillée et vous invite à remettre en question tout ce que vous faites.

Outre ces choses, revenir aux fondamentaux pour nous n'est pas la technique en premier lieu, c'est plutôt la découverte de soi-même, ainsi lorsqu'on vous demandera qui vous êtes, vous pourrez répondre.

Je ne nie pas que Fudokan ait aussi un côté sportif, mais ce n'est pas ma voie, donc je ne peux pas le transmettre.


SJ : Je vais te poser une question pratique ; la découverte de soi même, comment on peut faire ? Quelles sont les pistes que tu proposes ?


RZ : Dans mon cas personnel, le moyen le plus utile pour me développer a été la méditation, la discussion avec moi-même, pour comprendre quand je devais être en action et quand je devais juste observer.

L'idée est qu'on ne peut pas se développer juste en lisant, il faut vivre et avoir le courage de dire non ou oui selon le moment, on peut le savoir en écoutant son âme.


SJ : Quels sont les conseils que tu pourrais donner a ceux qui envisageraient de commencer le karaté-do aujourd’hui ?


RZ : Le karaté est un outil pour trouver votre chemin, pour répondre à qui vous êtes vraiment. Apprenez le karaté et trouvez votre chemin (Do)




SJ : Et tes souhaits pour le karaté-do pour le futur, pour la France , pour le monde ?

RZ : J'ai vu il n y a pas longtemps comment le grand et célèbre Masao Kagawa, communique maintenant afin de revenir à l'esprit de Funakoshi.

Je me demande pourquoi cette recommandation maintenant …. Après qu'ils n'aient pas atteint l objectif olympique ?

Je souris simplement et maintenant je pense que vous comprenez pourquoi mon esprit se réjouit chaque jour et transmet cette énergie débordante : nous sommes sur la bonne voie.

Afin de devenir un modèle pour les autres, il est important d'être conscient qu'il doit y avoir une synchronisation entre ce que nous ressentons, ce que nous disons et ce que nous faisons.

Fondamentalement, le pouvoir de l'exemple est la forme la plus rapide d'éducation sur les autres, mais aussi d'auto-éducation.



SJ : Merci Razvan pour cette interview, je suis ravi que tu m aies accordé un peu de ton temps , on a pu aller un peu plus loin que de simples photos avec toi et j espère que ceux qui liront cet article pourront s inspirer de ton expérience, savoir que le Fudokan existe bel et bien, que le karaté-do traditionnel , ce n est pas qu’ un mot vide de sens , et que partout dans le monde, et en France , il y a des milliers de pratiquants qui pratiquent un karaté en tant que voie , sous différentes dénominations ...

En attendant si vous passez par l Alsace ... Pensez a prendre votre karate-gi pour un moment de partage !

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